Culture
Les personnages célèbres
Marx Dormoy (1888-1941)
Né le 1er août 1888 à Montluçon. Il est le fils de Jean Dormoy, militant socialiste. Pendant son service militaire, il est affecté en Algérie, où il fonde un groupe de Jeunesses Socialistes. Il est ensuite employé à la mairie de Montluçon puis, après la Première Guerre Mondiale, devient représentant de commerce. En 1925, il est élu conseiller municipal et conseiller général de Montluçon puis maire de cette commune l’année suivante. En octobre 1931, il est élu président du Conseil Général de l’Allier, suite au décès de Paul Constans, dont il récupère aussi le siège de député un mois plus tard. Réélu député en 1936, il est sous-secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil et participe à la négociation des Accords de Matignon. Après le suicide de Roger Salengro, il devient ministre de l’intérieur. Après ses passages au gouvernement, il est élu sénateur en 1938. En juillet 1940, il fait partie des 80 parlementaires refusant de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Le 20 septembre 1940, il est suspendu de ses fonctions de maire de Montluçon puis emprisonné cinq jours plus tard. Il est assassiné dans la nuit du 25 au 26 juillet 1941 par une bombe à retardement placée sous son lit. Inhumé discrètement, il aura droit à des funérailles solennelles à Montluçon le 9 décembre 1945. Il est cité à l’ordre de la Nation en 1946 et médaillé de la Résistance française avec rosette en 1947. A Montluçon, une avenue porte son nom.
Gilbert Malochet (1859-1945)
Illustre joueur de vielle bourbonnais du début du XXe siècle, Gilbert Malochet a été notamment l’un des professeurs de Gaston Rivière. Titulaire de 18 diplômes d’honneur et premiers prix, Gilbert Malochet est sans doute l’un des vielleux les plus titrés.
André Messager (1853-1929)
Compositeur et chef d’orchestre français, né à Montluçon le 30 décembre 1853 et mort à Paris le 24 février 1929. Il compose principalement pour le théâtre et écrit des musiques de ballet (Les deux Pigeons, 1886, donné à l’Opéra Garnier), des opérettes et des opéras. D’abord chef d’orchestre, Messager devient ensuite directeur de l’Opéra-Comique en 1898. En 1902, il y crée Pelléas et Mélisande de Claude Debussy. On lui doit de gracieuses œuvres lyriques : La Basoche (1890), Les P’tites Michu (1897), Véronique (1898), Monsieur Beaucaire (1919), L’amour Masqué (1923) sur un livret de Sacha Guitry, Passionnément (1926), Coups de roulis (1928). De 1908 à 1915, il est codirecteur de l’Opéra de Paris avec Leimistin Broussan. Il a composé, avec Gabriel Fauré, la Messe des pêcheurs de Villerville.
Gaston Rivière (1909-2004)
Musicien français né en 1909 à Saint-Jeanvrin et mort à Montluçon en 2004. Vielliste mais aussi multi-instrumentiste, Rivière fut le passeur principal entre les virtuoses du début du siècle qui furent ses maîtres (Malochet, Guillemain) et les viellistes de la nouvelle génération. Doté d’un jeu de vielle d’une finesse exceptionnelle, jouant des airs classiques sur une corde mélodique, en imitant le violon, Rivière eut beaucoup d’influence sur l’évolution de la vielle à roue. Membre de la Société des Gars du Berry dès les années 30, il enregistra de nombreux disques et tint à la radio des chroniques quotidiennes. Auteur d’une méthode de vielle avec Emile Pauly (Méthode de vielle, 1950), il tenta aussi de fabriquer lui-même ses instruments. On doit à Gaston Rivière un certain renouveau de la vielle à roue qu’il mettra sur les chemins de la création et de l’enseignement. Il a reçu plusieurs décorations : Chevalier de la Légion d’honneur et du Mérite National, Officier des Palmes Académiques et des Arts et des Lettres.
Gabrielle Robinne (1886-1980)
Née à Montluçon le 1er juillet 1886 et décédée le 18 décembre 1980 à Saint-Cloud. Elle entre à la Comédie Française en 1907 et en devient sociétaire en 1924. Catulle Mendès écrivit d’elle : « Une telle beauté suffit à la gloire de la France ». Elle fut l'une des premières actrices filmées pour le cinéma muet. Vers la fin des années 1930, elle tourna dans plusieurs films parlants dirigés par Marcel L’Herbier. Elle était officier de la Légion d’Honneur. Depuis le 30 septembre 2006, le Théâtre Municipal de Montluçon porte le nom de Gabrielle Robinne.
Audrey Tautou
Née le 9 août 1976 à Beaumont, elle a été prénommée Audrey en hommage à Audrey Hepburn. Elle passe son enfance et son adolescence à Montluçon. Après avoir décroché son baccalauréat et effectué une première année de lettres modernes, elle suit une formation au Cours Florent. Après quelques apparitions dans des téléfilms et des courts métrages, elle décroche son premier rôle important au cinéma à 22 ans dans le film de Tonie Marshall Vénus Beauté (institut). Sa prestation lui vaudra la reconnaissance de la profession puisqu’elle remporte le César du meilleur espoir féminin en 2000. Sa carrière décolle réellement alors qu’elle incarne Amélie, l’héroïne du film de Jean-Pierre Jeunet Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2001). Le succès international du film, la fraîcheur candide du personnage d’Amélie, sa pétulance et sa beauté fragile vont révéler Audrey au niveau mondial. Dès lors, elle va enchaîner les premiers rôles et on pourra la voir par exemple dans l’Auberge Espagnole de Cédric Klapisch, Pas sur la bouche d’Alain Resnais et Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet. Elle est courtisée par des réalisateurs étrangers tels que Stephen Frears, Amos Kollek et Ron Howard. Elle joue ensuite dans l’adaptation cinéma d’Ensemble c’est tout, le best seller d’Anna Gavalda. Dans ce film réalisé par Claude Berry, elle partage l’affiche avec Guillaume Canet. En 2008, elle est l’une des artistes françaises les mieux rémunérées, avec des cachets d’un montant supérieur à un million d’euros par film. En 2009, elle devient l’image du parfum le plus mythique, Chanel n°5, dans un film publicitaire et une campagne photo.
Roger Walkowiak
Coureur cycliste français né le 2 mars 1927 à Montluçon. Professionnel entre 1951 et 1960 après avoir été ouvrier d’usine, il a remporté le Tour de France 1956 à la surprise générale des journalistes. On forgea alors l’expression de Tour à la Walkowiak pour désigner une victoire née de circonstances de course inattendues. Roger Walkowiak a souffert de n’être pas reconnu à sa juste valeur par ses pairs. Jalousé par le peloton, brocardé par la presse qui ne fut pas loin de voir en lui un usurpateur, il en fut blessé au point de « disparaître » au terme de sa carrière professionnelle, coupant les ponts avec le cyclisme pour retourner à l’usine. Aujourd’hui, une épreuve disputée à Cusset au printemps porte son nom.
L'info AFP
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